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Les Carnets de Steiner Le blog d'un artiste peintre qui ne sait pas où il va, mais qui y va quand même. Mes humeurs, mon travail en cours, mais également des informations sur la technique et le processus créatif.

23 articles avec masturbation mentale

Un triste anniversaire

Narcisse Steiner

Il y a quelques jours, Overblog m'a informé, l'air de rien, que mon blog fêtait ses six ans. Six ans déjà que j'ai commencé à peindre "sérieusement". Ce rappel douloureux m'a presque contraint à rédiger cet article. Je me suis demandé ce qui m'avait poussé dans un premier temps à ouvrir et tenir un blog. Un blog, c'est un peu une chambre d'ado rêvée, on y accumule des choses, on les perds, on les y retrouve... Ce blog, c'était à la fois ma visibilité sur les internets et un carnet, un "journal extime" destiné à coucher par écrit mon flux de pensée. Je suis toujours parti de l'idée selon laquelle,...

Temps passé

Narcisse Steiner

On me demande régulièrement combien d'heures je passe sur mes tableaux. C'est toujours une question périlleuses, car je n'en sais foutre rien. J'ai le sentiment de passer plus de temps à mettre de la peinture sur la toile qu'à la peindre à proprement parler. Je considère souvent que ma façon de travailler s'apparente à du modelage ou de la sculpture, dans la mesure où je pense en "masses" plusqu'en dessin pur. Souvent, j'ai une vague idée de la composition, donc je brosse à gros traits, au sens propre du terme, après avoir posé un fond de couleur neutre (la plupart du temps du gris). Je n'hésite...

Peindre ce que je vois, pas ce que je sais (ou crois savoir...)

Narcisse Steiner

Quand j'ai commencé la peinture, j'étais enthousiaste, pas découragé pour un sou devant les nombreux obstacles qui me mèneront à être un bon peintre. Ou un vrai peintre. Je vante souvent le fait que je suis un autodidacte, chemin plus long mais Ô combien gratifiant lorsqu'on arrive à un résultat satisfaisant par soi même. Cependant, autodidacte ne signife pas de se lancer sans quelques bases. Ces bases, simplement, ne sont pas acquises par le biais d'un maître, mais par nos propres recherches. Il faut de la motivation et beaucoup de curiosité pour les acquérir et les digérer. Pendant ces recherches,...

Variations et (en) séries

Narcisse Steiner

Ces dernières semaines ont été plutôt laborieuses niveau production. Après avoir bouclé ma série Acies Ferri avant de partir pour le Japon, je pensais qu'un gros break s'imposait, et que je reviendrai la tête bien pleine. En fait, je suis revenu vidé. Certes, ça aura été une super expérience humaine, mais artisitquement, je n'ai pas encore appréhendé ce que ça m'a apporté. C'est pas très grave: je sais désormais que mon esprit fait le tri lorsqu'il digère. Une bonne idée oubliée le lendemain ressortira tôt ou tard - si tant est qu'elle est vraiment bonne - et il en va de même pour mes influences...

Chairs de ma chair

Narcisse Steiner

Mes sentiments vis-à-vis de mes dernières toiles se sont confirmés aujourd'hui: pas enthousiasmé par ma production, j'avais l'impression d'avoir, non pas fait le tour, mais épuisé mes ressources. Je me voilais la face en me disant que c'était la continuité logique de ma série Acies Ferri, j'y voyais une passerelle entre mon univers abstrait et mes premières armes figurative. A tort. J'ai envie d'un retour à la chair, au tellurique, à l'organique, au vivant. Là où mon travail abstrait puisait ouvertement dans mes références science-fiction, mes premières toiles prenaient pied dans la matière vivante....

Hybridation pour une toile blanche

Narcisse Steiner

Ouf, ça y est. Je crois que je commence à sortir du fameux et récurrent "creux de la vague" que j'ai souvent évoqué au fil de ces pages. Le creux de la vague, pour mémoire, c'est la page blanche du peintre. Un sentiment aussi difficile à vivre qu'il est souvent couplé à une forte envie de peintre. Les deux premières semaines qui ont suivies mon retour du Japon ont été vides de création, mais sans contrariété aucune; je n'avais pas envie de peindre. Pas un dégoût ou un rejet de la peinture, juste "j'en éprouve pas le besoin". Il y a presque une semaine, cette envie recommençait à me titiller. Encore...

Travailler en diptyque

Narcisse Steiner

J'ai fait l'expérience récente de travailler sur une toile en deux parties, c'est à dire un diptyque. Il y a plusieurs raisons de vouloir peindre de cette manière. Ca peut être un concept, deux toiles qui se complètent soit par leurs narrations, soit par un thème commun; ça peut être simplement une contrainte technique, comme par exemple éviter de peindre un 50x100 si on peut peindre deux 50x50. Et ça peut être un peu des deux. Peignant sur des toiles du commerce (je ne monte pas encore ms châssis...), une peinture sur plusieurs toiles permet d'exploiter des formats originaux et modulables. Dans...

Peut-on progresser en art abstrait?

Narcisse Steiner

J'insiste sur le terme "progresser". Sans aucun doute, on peut progresser dans des domaines figuratifs, on "dessine mieux". On apprend de nouvelles choses, on tend vers plus de réalisme, on sait gérer ses ombres et lumières. On a un modèle et notre progression tend à se rapprocher de celui-ci. On peut aussi affiner un style plus personnel, développer sa propre ligne, son propre trait. Mais peut-on faire des progrès lorsqu'on a décider de s'affranchir de la forme figurée? En fait, c'est bien le mot progrès qui me gêne. Quand on passe à l'art abstrait, nos codes sont bouleversés et on perd rapidement...

L'objet abstrait

Narcisse Steiner

Peut être devrais-je utiliser des guillemets pour cette expression qui revient régulièrement quand j'utilise ma bouche, en faisant bouger ma langue au bon moment pour sortir des mots qu'on comprend. Donc, "l'objet abstrait" ou objet-abstrait, et pourquoi pas, tiens, l'abstrait-objet, c'est quoi? C'est, en premier lieu, une façon de gérer l'espace lorsqu'on peint. Je parle bien évidemment de l'espace de notre support, en l'occurrence, la toile. En ce qui concerne l'espce que j'utilise, en tant qu'être corporel, c'est le bordel et je peins salement, c'est pas nouveau et ça n'a que peu de rapport...

Mythologie #1: L'Atelier

Narcisse Steiner

Ah, l'atelier! L'atelier du peintre, le nid de l'art, le refuge... Des créatifs de ma connaissance, avoir son propre atelier sonne comme un aboutissement, un confort acquis assurant à la fois l'isolement nécessaire à l'artiste et de bonnes conditions de travail. C'est mon cas également. Plus je gagne en cohérence et en assurance dans mon travail de peinture, moins je supporte de travailler à quatre pattes sur un bout de nappe en papier en rouleau, coincé entre mon bureau et celui de ma chérie. Avoir un atelier à moi, c'est non seulement pouvoir peindre aussi dégueulassement que je veux, sans me...

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