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Les Carnets de Steiner Le blog d'un artiste peintre qui ne sait pas où il va, mais qui y va quand même. Mes humeurs, mon travail en cours, mais également des informations sur la technique et le processus créatif.

Travailler en diptyque

Narcisse Steiner

J'ai fait l'expérience récente de travailler sur une toile en deux parties, c'est à dire un diptyque.

Il y a plusieurs raisons de vouloir peindre de cette manière. Ca peut être un concept, deux toiles qui se complètent soit par leurs narrations, soit par un thème commun; ça peut être simplement une contrainte technique, comme par exemple éviter de peindre un 50x100 si on peut peindre deux 50x50. 

Et ça peut être un peu des deux. Peignant sur des toiles du commerce (je ne monte pas encore ms châssis...), une peinture sur plusieurs toiles permet d'exploiter des formats originaux et modulables.

Dans mon cas, je ne cherchais pas un format particulier. Comme souvent, j'ai un peu fait avec ce que j'avais sous la main.

Ce que je cherchais avant tout, c'était d'aoir deux toiles pouvant se regarder indépendamment l'une de l'autre, mais suscitant tout de même l'impression qu'elles ne sont pas complètes. En les accrochant l'une à côté de l'autre, en respectant un minimum d'espace entre deux, voire en les collant complètement, on arrive à l'unité. Les toiles se regardent, suivent la même ligne de conduite, en quelque sorte. Elle se commencent et se terminent l'une l'autre.

La principale difficulté - donc le principal intérêt - de ce travail a été de savoir si je les peignais individuellement, l'une après l'autre, en suivant une seule idée, ou si je les peignais simultanément. Après avoir opté pour cette seconde option, nouvelle question: mon geste doit-il couvrir les deux toiles ou dois-je sauter de l'une à l'autre?

Finalement, ça a été un peu des deux, d'ailleurs, à mes yeux, chaque toile du diptyque a une personnalité propre. Celle de gauche m'évoque plutôt le calme tandis que la seconde me semble plus agitée. C'est intéressant de le souligné das la mesure où j'ai commencé à peindre à contre-sens de notre sens de lecture instinctif. Difficile de dire sur quel partie j'ai passé le plus de temps.

Je passais de l'une à l'autre, les regardais individuellement, puis je les rapprochais, les travaillais comme une seule pièce, les séparais à nouveau, jusqu'à que la cohésion l'emporte et que la séparation ne soit plus qu'un détail. Dans cette optique, j'ai choisi de n'en signer qu'une seule, le volet de droite. Ces deux toiles n'en forment donc plus qu'une et doivent être regardées comme un ensemble sécable.

 

C'est vraiment une expérience qui peu sembler anecdotique, mais qui au final change complètement ma manière d'appréhender l'espace.

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Commentaires

Oscar 01/09/2010 18:39


Pris d'un doute: les dytiques NAGENT-ils ou COURENT-ils sur l'eau contrairement à leurs larves non moins féroces?

En tout cas je ne fantasmais pas sur des piranhas, je le jure, je suis cruel mais pas à ce point de sadisme-là!!

Bon, j'avoue: si, je suis sadique, mais le jeu de mots aurait été perdu alors j'ai dû me rabattre sur des insectes, sniff!

Allez, sur ce je te laisse à la préparation de tes bagages et surtout n'oublie pas ton chevalet, tes couteaux, tes pinceaux, ton huile, tes supports, enfin tout quoi!!

Bon voyage, bon séjour et bonnes inspirations fortes et austères autant que dit... pardon, mystiques!!


Oscar 30/08/2010 20:28


Et moi je te rêve faisant la planche en toute inconscience torpide à gauche dans un beau bassin japonais parsemé de nénuphars mais aussi infesté de dytiques qui se mettent depuis la droite à nager
vers toi à toute vitesse en agitant un peu cette eau calme, dormante, pour te réveiller lol