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Les Carnets de Steiner Le blog d'un artiste peintre qui ne sait pas où il va, mais qui y va quand même. Mes humeurs, mon travail en cours, mais également des informations sur la technique et le processus créatif.

Fiche de lecture: Les Scarifiés

Narcisse Steiner

http://www.maasbiolab.net/sfimages1/014000/sfw_AMZ_2266154990.jpgIl y a quelques semaines, je faisais ici même la chronique de Perdido Street Station, un roman en deux volumes de China Miéville. Une sacrée claque, surtout grâce à son univers steampunk/fantasy urbaine des plus originales. 

Alors voilà, je viens de terminer Les Scarifiés, un bon gros pavé comme je les aime pendant mes boulimies de lecture. Je ne pensais pas que ce bouquin allait pouvoir rivaliser avec Perdido, mais le fait est que non seulement il rivalise, mais en plus, il est encore un cran au dessus. 

Cette fois, l'histoire ne se déroule pas à la Nouvelle-Crobuzon, ville tentaculaire où cohabitent diverses races. On suit Bellis Frédevin, une femme linguiste, dans sa fuite. On ne saura que tardivement les raisons de cette fuite, bien qu'on devine assez rapidement qu'elle a un lien avec les évènements relatés dans Perdido Street Station. J'aime lorsque plusieurs histoires se déroulent dans un même univers, l'impression de cohérence et de se plonger dans un univers vivant en est renforcé.

Bref, Bellis fuit Nouvell-Crobuzon pour se rendre, à défaut d'une meilleure alternative, dans une colonie lointaine pour une durée indéterminée. Mais le navire est arraisoné par des pirates, et Bellis se retrouve, contre son gré, citoyenne d'Armada, une ville flottante composée de milliers de vaisseaux volés au fil des siècles. Armada, cité franche par excellence, est un repère de pirates vivant des raids côtiers, dirigée d'une main de fer par les mystérieux Amants, arborant une profusion de cicatrices rituelles...

 

Une fois le cadre posé, Miéville nous régale de ses idées audacieuses, de ses rebondissements scénaristiques bien ficelés, de ses personnages riches et humains. Ne souhaitant pas révéler l'intrigue, je n'en dirais pas beaucoup plus: sachez juste que ce livre est admirable de par sa densité. On ne se lasse pas, malgré les 500 pages du roman. J'ai eu le sentiment d'un ouvrage complet, au sens où on a l'impression de lire une tranche de vie, une histoire épique, mais à échelle humaine.

Une fois de plus, l'auteur m'a complètement scotché par son style efficace et clair. Déjà détenteur du prix Nebula et le prix Hugo en 2003, je lui décerne le prix du meilleur roman de ma bibiliothèque 2010.

Si, en panne d'inspiration ou désireux de lire autre chose que le "roman de l'été" insipide qu'on nous sert chaque année, n'hésitez pas, vous savez ce que vous devez acheter.

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Commentaires

Oscar 15/06/2010 13:51


Merci du conseil de la dernière phrase, Narcisse,

MAIS J'EN PROFITE POUR FOURGUER MA PROPAGANDE POUR LE GRAND ANCIEN QU'EST DEJA STANISLAS LEM:, auteur, amis lecteurs et visiteurs de ce blog, ne loupez pas NON PLUS (SIC, mdr!!!!!!)"SOLARIS" un des
plus grands livres jamais écrits, je vous le certifie: SATISFAITS OU REMBOURSES, haha!

Et surtout ne vous contentez pas d'une des adaptations cinématographiques, ne croyez pas qu'elles puissent épuiser la richesse de pensée et la poésie d'une telle oeuvre!!

En fait je me sens un peu coupable de badiner à propos d'une oeuvre aussi prodigieusement profonde, propremennt vertigineuse, et à coup sûr unique en son genre!

Que de baratin, n'est-ce pas!! Eh bien allez-y voir, on en reparlera!!