Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Les Carnets de Steiner Le blog d'un artiste peintre qui ne sait pas où il va, mais qui y va quand même. Mes humeurs, mon travail en cours, mais également des informations sur la technique et le processus créatif.

Fiche de lecture: La Mort peut danser

Narcisse Steiner
http://sf.emse.fr/AUTHORS/JMLIGNY/JML-LMPD-B.JPGQue dire de ce roman fantastique signé Jean-Marc Ligny sinon que c'est un livre écrit par un fan, pour les fans? Car pour apprécier ce roman, il est, à mon sens, indispensable d'être familier de l'oeuvre de Dead Can Dance.


Cette chronique se fait un peu sur le tard; j'ai lu cet ouvrage courant décembre et le peu d'enthousiasme que j'ai mis à le terminer on fatalement rogner sur ma motivation de l'analyser.
Deux mois plus tard, qu'en reste-il?

La Mort peut danser se classe dans la catégorie des roman fantastique à tendance biographique. Ou l'inverse, c'est selon la raison pour laquelle on décide de se lancer dans l'histoire. La mienne, c'est qu'en tant que fan incontesté de Dead can Dance, la perspective de me plonger dans une vision romancée de la vie de ce couple de musicien hors normes éveillait ma curiosité et me permettait d'explorer une autre facette du groupe à travers les yeux d'un autre fan.

Le roman alterne période contemporaine (les années 80, les débuts du groupe) et moyen-âge celtique, époque à laquelle vécu une druidesse qui, on le devine rapidement, je ne fait pas de spoiler, s'avère être l'incarnation antérieure de Lyz (alias Lisa Gerrard de la réalité).
La trame du bouquin est donc cousue de fil blanc et on ne tourne les pages jusqu'à la dernière uniquement pour connaître les raisons de cette réincarnation.

Je ne dis pas que ce roman est un ratage cmplet, bien au contraire; cependant je pense qu'il restera un roman fantastique assez quelconque pour un amateur du genre. La Mort peut danser est l'hommage d'un écrivain au groupe, nous permettant de partager l'imaginaire qu'il a construit autour de la musique. Comme toute biographie romancée, on ne peut pas toujours être en adéquation avec Ligny: il a sa vision, sa mythologie de Dead can Dance et on sent bien le plaisir qu'il a pris à l'écrire.

Je résumerais donc mon sentiment ainsi: en tant que roman, c'est médiocre, mais en tant que qu'hommage, c'est touchant et pas désagréable.
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commentaires

stoni 08/03/2010 13:15


Ah ok, merci je savais pas que c'était un vrai groupe.
Cela dit j'ai écouté une chanson que tu m'as dite, j'ai arreté au bout de 30 secondes. On aurait dit "the cure".


Stoni 08/03/2010 10:03


Euh déjà c'est mal traduit : dead can dance ça veut pas dire "La mort peut danser" mais "Le mort (ou la morte) peut danser".
Sinon ce serait Death Can Dance.

Non mais sinon sérieusement, c'est un vrai groupe ? J'ai toujours cru que c'était un truc de studio fait par des ingénieurs du son (je sais pas, comme "Era" par exemple).

"Ce roman est médiocre, mais en tant qu'hommage c'est touchant". loool. t'es dur !


Narcisse Steiner 08/03/2010 10:50


Bien sûr que c'est un vrai groupe! Et le comparer à Era et autres Enigma relève de l'hérésie pure et simple...Dead can dance est bien plus riche, c'est sans commune mesure avec cette soupe
néo-médievale synthétique, d'autant plus qu'i y a chez Dead can Dance une réelle recherche de sonorités rares. En fait, il n'y a que deux ou trois album qui sonnent médiévaux, d'autres sont
carrément à la limite de la world music, sans non plus tomber dans les compilations "ushuaïa", si tu vois ce que je veux dire...
Nan vraiment, jette une oreille là dessus, sur Aion, A Passage in Time ou Spleen and Ideal, c'est grandiose.
Ah c'est sûr, c'est pas du punk nippon ;)

Quant au roman, je ne suis pas là pour passer la brosse à reluire, si j'ai trouvé ça médiocre - et ça n'engage que moi - c'est qu'en tant que roman fantastique, bien j'irais jusqu'à dire que
Stephen King s'en sort mieux...