Samedi 25 septembre 2010 6 25 /09 /Sep /2010 18:08
- Publié dans : Humeurs

Quel déchéance!

Voilà deux semaines que je suis rentré du Japon et pas un article, pas un signe de vie de ma part. Bon, d'accord, le retour à la grisaille parisienne a été dur à digéré, mais ça n'excuse pas tout.

Une fois n'est pas coutume, je m'enfonce dans une flemme monstrueuse qui touche à presque tout les aspects de ma vie quotidienne. En clair, je n'ai ni la motivation, et, pire encore, ni l'envie d'écrire ou de peindre. De peindre!

Je me suis gavé d'images, d'impressions, de sensation, le tout formant un terreau bien gras pour une prochaine série de toile, et là, rien. Ajoutez à un un budget plutôt serré pour les temps à venir (retour au statut "demandeur d'emploi"...), j'ai du mal à me lancer dans cette nouvelle série sans être sûr du résultat. 

Encore, la peinture, ça s'explique, autant l'absence d'article, non. J'ai pourtant une page pleine de notes, de mots, d'idées à exploiter pour pondre un article concernant mon expérience personnelle chez les nippons, et j'ai beau rester planté devant mon clavier, rien ne sort. Je me demande si j'ai vraiment envie de le faire, en fait... 

Si, bien sûr! J'ai là une super matière à bavasser sur quatre ou cinq pages, faut juste que je me motive, que je fasse une sélection parmi les centaines qu'a capturé Zelda, et bâtir un blabla autour de tout ça. Il faut, il faut...

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Mercredi 1 septembre 2010 3 01 /09 /Sep /2010 13:27
- Publié dans : Techniques et experiences

Je dis souvent que l'huile est mon medium "de coeur", parce que ça a été une réelle révélation lorsque j'ai acheté mes premiers tubes, il y a un peu plus de trois ans. Dans une peinture figurative, je n'ai encore rien trouvé de mieux. La qualité des fondus, la charge pigmentaire et sa texture unique ne souffrent pas la comparaison avec la meilleure des acryliques.

Pourtant, je ne me sens pas encore prêt à utiliser ce fantastique medium dans mes peintures abstraite. L'acrylique, qui permet de nombreuses couches, qui sèche rapidement, l'inclusion de matière, le recouvrement aisé si on est amené à reprendre une toile à zéro sont autant de facteurs qui m'attache à ce type de peinture.

Mon collègue Beckman est actuellement en phase de transition acrylique/huile: je lui souhaite bien du courage!

Le travail des deux mediums est si différent que, de mon point de vu, il implique de nouvelles perspectives, de nouvelles façons d'appréhender la toile. Si l'acrylique permet un travail spontané, rapide, suffisamment souple pour permettre d se tromper, l'huile, quant à elle, exige de savoir où l'ont va, sous peine de finir avec une bouillie brunâtre. Si l'huile permet de racler et de repartir à neuf, il ne faut pas s'attendre à retrouver une surface vierge. Le support, quel que soit son apprêt, boit toujours un peu d'huile et donc de pigment.

Et je ne parle même pas des soucis de "gras sur maigre" qui finissent par se présenter tôt ou tard, ou encore le séchage particulièrement long, même avec de puissants additifs comme le Liquin

De mon côté, j'envisagerais l'utilisation de l'huile comme la seconde étape, selon la méthode de la technique dite "mixte". Parce que quand même, l'huile c'est parfois une vraie galère, il n'empêche que certains effets ne s'obtiennent qu'avec elle. En finition (glacis, effets de patine...) et appliquée sur une base acrylique (pour la structure générale, les tonalités, la composition), cette technique peut donner d'excellent résultat, au rendu ambiguë, profond.

Savoir exploiter les meilleures aspects d'un medium et contourner ses inconvénients est la marque d'une grande technicité de la part de l'artiste. C'est aussi un formidable moteur, qui, associé à la curiosité et à l'expérimentation, nous pousse à créer le meilleur de nous même. Associer huile et acrylique, c'est allier tradition et modernité.

A lire aussi, pour mémoire: "Artillerie".

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Lundi 30 août 2010 1 30 /08 /Août /2010 18:01
- Publié dans : Masturbation mentale

J'ai fait l'expérience récente de travailler sur une toile en deux parties, c'est à dire un diptyque.

Il y a plusieurs raisons de vouloir peindre de cette manière. Ca peut être un concept, deux toiles qui se complètent soit par leurs narrations, soit par un thème commun; ça peut être simplement une contrainte technique, comme par exemple éviter de peindre un 50x100 si on peut peindre deux 50x50. 

Et ça peut être un peu des deux. Peignant sur des toiles du commerce (je ne monte pas encore ms châssis...), une peinture sur plusieurs toiles permet d'exploiter des formats originaux et modulables.

Dans mon cas, je ne cherchais pas un format particulier. Comme souvent, j'ai un peu fait avec ce que j'avais sous la main.

Ce que je cherchais avant tout, c'était d'aoir deux toiles pouvant se regarder indépendamment l'une de l'autre, mais suscitant tout de même l'impression qu'elles ne sont pas complètes. En les accrochant l'une à côté de l'autre, en respectant un minimum d'espace entre deux, voire en les collant complètement, on arrive à l'unité. Les toiles se regardent, suivent la même ligne de conduite, en quelque sorte. Elle se commencent et se terminent l'une l'autre.

La principale difficulté - donc le principal intérêt - de ce travail a été de savoir si je les peignais individuellement, l'une après l'autre, en suivant une seule idée, ou si je les peignais simultanément. Après avoir opté pour cette seconde option, nouvelle question: mon geste doit-il couvrir les deux toiles ou dois-je sauter de l'une à l'autre?

Finalement, ça a été un peu des deux, d'ailleurs, à mes yeux, chaque toile du diptyque a une personnalité propre. Celle de gauche m'évoque plutôt le calme tandis que la seconde me semble plus agitée. C'est intéressant de le souligné das la mesure où j'ai commencé à peindre à contre-sens de notre sens de lecture instinctif. Difficile de dire sur quel partie j'ai passé le plus de temps.

Je passais de l'une à l'autre, les regardais individuellement, puis je les rapprochais, les travaillais comme une seule pièce, les séparais à nouveau, jusqu'à que la cohésion l'emporte et que la séparation ne soit plus qu'un détail. Dans cette optique, j'ai choisi de n'en signer qu'une seule, le volet de droite. Ces deux toiles n'en forment donc plus qu'une et doivent être regardées comme un ensemble sécable.

 

C'est vraiment une expérience qui peu sembler anecdotique, mais qui au final change complètement ma manière d'appréhender l'espace.

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Dimanche 29 août 2010 7 29 /08 /Août /2010 19:59
- Publié dans : Travail en cours

Ouf! Après une dure lutte (oui, j'ai honte du calembour), c'est la victoire de l'Homme sur la Machine. Foutu PC vérolé contre lequel j'ai mené un combat acharné, épique, avant de le mener à la baguette. 

Me revoilà! 

 

Bien, quoi de neuf par ici? J'ai bouclé ma série "Métal", une véritable progrès. J'y avais déjà fait allusion, en évoquant la difficulté de "sentir" qu'on a donné le dernier coup de pinceau. Maintenant, j'ai franchi une étape: je sais sentir lorsque c'est une série que je boucle. Voilà donc la dernière toile de cette série.

Elle a pris la forme d'un véritable diptyque, cette fois. Deux toiles de 61x50, soit un tableau complet de 61x100. 

Reste à savoir si elle seront collés lors d'un accrochage, franchement ,je n'y tiens pas et j'aime l'espace laissé entre les deux pièce sur ce montage. Vous devinerez bien sûr que le fond blanc ne fait pas partie intégrante d la toile...

 

metal-dyptique.jpg

 

Voilà, je tiens à dire que je ne risque pas de poster d'article ces trois prochaines semaines, et pour cause: je m'envole pour le Japon avec Zelda vendredi prochain. C'est l'idée d'un gros break où on ne s'en prend pas moins plein la gueule. Il était important pour moi de finir cette série avant une véritable pause sans toucher un pinceau. Je pense le mériter après ces derniers mois plutôt productifs, l'expo, tout ça...

J'espère que je reviendrai la tête bien pleine et de nouvelles perspectives de peinture!

 

En attendant, à défaut de peindre, je fignole véritablement la série en essayant de les nommer. Métal 1, 2, 3.... bon, ça va un moment. Si vous avez des idées à me suggérer, je suis preneur, n'hésitez pas à les poster sur les articles correspondants, ça peut toujours me donner des pistes.

 

Aller, il y aura peut être un dernier article avant le départ, notamment pour parler du travail diptyque, et après, black out!

Dernière chose, je signale avec grand plaisir la mise en ligne du blog de Philippe Beckman, que vous devez connaître à force d'y faire référence ici même. Je lui laisse un peu le temps de démarrer avant de l'ajouter à mes liens, le temps que ça se remplisse, mais vous pouvez d'hors et déjà visiter le blog à cette adresse: http://beckman.over-blog.com/

 

A bientôt!

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Samedi 21 août 2010 6 21 /08 /Août /2010 15:36
- Publié dans : Travail en cours

Après deux semaine de vacances bien pépères,retour à la réalité parisienne. Trois jours de pluie quasi continue m'ont accueilli. C'est pas très grave, pour le peu que je sors de chez moi...

Après un rapide saut chez mon pourvoyeur de matos, j'étais paré pour reprendre couteaux et pinceaux!

Pas mécontent de mon travail ces derniers jours, voilà donc la production.

 

metal7

61x50

L'idée était ici de changer d'orientation en espérant apporter un peu de dynanisme.

 

metal8

61x50

Je suis parti de l'idée de faire un pendant à la toile précédente. Une sorte de dyptique, mais qui s'avère finalement bancal. J'envisage de peindre un troisième panneau qui prendre place entre ces deux là, de manière à les lier et les harmoniser.

Si, comme j'en avis la volonté, ces toiles sont accrochées ensemble, ça donnerait ceci (si on respecte le sens de lecture de chacune:

 

metal7metal8

Il manque un truc, hein? Donc, à voir...

 

metal9

81x60

 

Celle ci n'est pas encore totalement bouclée, je pense... J'aimerais accentuer le côté "immeuble brisé" sans pour autant forcer l'interprétation du spectateur.  A défaut, je préfère la laisser telle quelle.

 

 

Techniquement, je ne recontre pas de très grosses difficultées, si ce n'est que mes expériences au graphites se sont soldé par une demi-victoire. Mélangé au liant acrylique, c'était couru d'avance, le graphite perd de son éclat métalique. Apliqué en poudre puis brossé ou frotté à même la toile, l'aspect métallique est préservée mais l'ensemble pose des problèmes de fixation. 

Une fois de plus, le problème du fond se pose. Etant de plus en plus assuré dans mes geste, je ne peux plus compter sur les recouvrement successifs pour faire office de bouche-pore et dissimuler ainsi la trame de la toile. Travailler mes fonds redevient nécessaire.

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