Mercredi 4 juin 2008 3 04 /06 /Juin /2008 11:10
- Publié dans : Techniques et experiences
Avant-hier, j'ai repris les huiles. Comme je le disais dans l'article précédent, la série Dolls semble terminée. C'est dur de se retrouver face à ce genre de pensée, lorsqu'on sait qu'on a fait le tour de la question, qu'on a tiré le maximum potable d'un concept. Ca nous oblige à revoir sa façon de composer, de créer, et par là même de travailler. Pour moi,chaque nouvelle série, chaque nouvelle idée me permet (ou m'oblige, je ne sais pas) à utiliser une technique différente. Je ne sais aps si c'est une forme de lâcheté, je veux dire, ma façon de peindre les Dolls était apparemment inapplicable à autre chose que des bébés, et lorsque j'ai essayé de faire autre chose, le résultat n'était pas celui que j'escomptais.
Alors d'où vient le problème?
Avec les Dolls, j'avais beau ne pas exactement connaitre le rendu final, je savais vers quoi je tendais, ma technique était bien rôdée: texture du fond avec des serviettes en papier, séchage une nuit, couche de gesso, puis j'attaquais la peinture, d'abord grossièrement avec deux ou trois couleur, application du sable en cours de travail et finition en peinture très diluée qui permettait les coulures et les nombreuses nuances.
Appliqué à un visage adulte, le "truc" ne se faisait pas. J'en ai déduit que ce rendu était propre aux bébés, et que ça ne pouvait pas fonctionner avec autre chose.
Suite à quoi j'ai décidé de m'orienter vers autre chose. Explorer la technique mixte, trouver le bon compromis entre une peinture rapide et spontanée à l'acrylique, et finition à la peinture à l'huile.
Avant-hier, j'ai attrapé une petite toile et j'ai peins sur mes genoux, après avoir tracé un semblant de croquis. Acrylique pour la teinte générale, puis huile pour affiner le tout:


Il en a résulté une sorte de poulpe boursouflé. Ma foi, pourquoi pas. J'aime ces créatures improbables, dotés de plusieurs yeux, dont on ne sait rien, pas même s'ils ont un squelette.
Mais c'était un brouillon, et le niveau de détail que je me fixe automatique lorsque je peins à l'huile n'était pas là. Alors hier soir j'ai tenté la même expérience sur un grand format.
Le côté positif, c'est que ça m'a fait du bien de reprendre les huiles. J'aime son odeur, sa texture, sa manière de s'étaler et de se fondre subtilement dans les autres couleurs. Je dois bien dire que ça me manquait.
Malheureusement, après avoir peint des dizaines de Dolls que je pouvais boucler en une soirée, j'ai perdu l'habitude d'attendre que l'huile sèche avant la reprise. J'ai peur que cela n'entame mon enthousiasme et mon inspiration, que l'envie de voir mon travail terminé rapidement, d'avoir très vite le produit final dans les mains ne me fasse regretter un travail rapide et un rythme productif.

Je pense avoir pas mal avancé sur cette nouvelle toile. J'ai travaillé en couchés fines, avec un peu de chance, l'huile aura suffisamment prise pour continuer à peindre dès ce soir. Je vais sûrement devoir réinstaurer un système de rotation de toiles et en bosser plusieurs à la fois.

Je vais voir. Aujourd'hui je suis bien moins euphorique que ces deux derniers jours, mais je ne pense pas que cela ne tient à mon travail personnel et mon questionnement à son propos. Il y a autre chose qui entre en jeu et qui semble parasiter mes élans productifs...
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Mardi 3 juin 2008 2 03 /06 /Juin /2008 11:09
- Publié dans : Humeurs
J'aime bien ce sentiment de peupler une terre vierge. Chaque nouveau compte sur n'importe quel type de site est toujours l'occasion de retrouver le plaisir qu'on a au début de chaque nouvelle chose. Tout ça pour dire que je me sens particulièrement en verve et que je vais en profiter pour étaler ma vie dans un second volume.

J'en étais resté à ma "fin de carrière" de figuriniste. J'ai oublié de préciser qu'en parallèle, je m'intéressais également à la photomanipulation, mais je n'ai jamais rien fait de très convaincant et c'est reste un "hobby" entre deux figurines. Cette activité ayant été réduite au minimum utile (design site et forum, création de flyer ou carte de visite) il ne me parait pas indispensable de m'étaler là dessus.

La peinture, donc m'est tombée dessus presque par hasard, suite à une discussion avec ma petite amie. Vous allez rire, on parlait de la technique utilisée par le couple d'artiste Pierre & Gille. En gros, il s'agit de peindre sur photo pour obtenir un rendu particulier. Je ne suis pas très fan de l'oeuvre de Pierre & Gille mais cette technique m'a paru intéressante et je me suis empressé de prendre la première photo que j'avais sous la main pour la couvrir d'acrylique, encore mes petits pots destinés aux figurines. J'ai aimé utiliser le pinceau pour autre chose que le maquillage et les figs, et j'ai rapidement imprimé plusieurs photos que je collais sur carton avant de les peindre.
Plusieurs tubes d'acryliques bon marché trainaient par là; mais face à sa rapidité de séchage, je me suis lancé peu de temps après dans la peinture à l'huile avec laquelle j'ai un vrai feeling.

C'était il y a un peu moins d'un an. Stimulé par ma nouvelle occupation, j'investissais dans plusieurs toiles de petit et moyen format et de meilleurs pinceaux. Quand je repense à cette époque, je souris de tant de candeur dans l'exécution de mes tableaux. Dilution à la térébenthine, pas d'huile de lin, en bref un travail franchement chaotique. De plus, je ne savais pas trop où je voulais en venir. Les thèmes étaient indéfinis (on notera tout de même une prédilection pour les thèmes militaires et les portraits de ma copine) et il n'y avait là rien de particulièrement innovant, tant dans la touche que dans les sujets.

La seule constante de l'époque était la volonté d'un rendu lisse, propre, léché, probablement sous l'influence de Mark Ryden, artiste que je considère comme une influence majeure de ma peinture pour le moment. Ce goût pour la peinture "propre" m'a conduit à m'intéresser aux maîtres classique comme Ingres. De fil en aiguille, j'absorbais les information et les techiques au gré de mes pérégrinations sur le net.
Je dois confesser que mes talents de dessinateur sont moindres et que j'ai eu recours à un projecteur pour ces toiles. Sans vouloir me justifier, son usage était surtout un moyen d'éviter une fastidieuse mise au carreau qui aurait conduit au même résultat, la perte de temps en plus).
Pourtant, je me rendais compte qu'en travaillant la matière même de la lumière et des volumes, j'apprenais inconsciemment à les placer de façon à peu près correcte. J'ai alors entamé une série portant sur de petites créatures que je surnommais mes "Avatars", dans un style très "mignon" mais portant sur un thème précis. Je peignais aussi des crânes d'animaux sur fond rouge mais ça m'a vite lassé. C'est à cette période que j'ai réalisé Ab Ovo, qui à mes yeux est ma meilleure réalisation d'un point de vue strictement technique.

Et puis un jour, ça a été la panne. Je trouvais le travail de l'huile contraignant malgré mes progrès tangibles, et l'acrylique ne m'attirait pas; ou plus. De plus, l'inspiration ne me venait pas. J'ai posé le pinceau pendant un bon mois, m'attardant sur d'autres projets parallèles que j'évoquerais plus tard. J'avoue que cette période m'a fait me poser beaucoup de questions sur mon travail, son impact, son intérêt, son message et j'ai failli arrêter.
C'est à cette période que je me suis intéressé à l'aquarelle pour son côté pratique. Ma copine m'ayant offert une boite d'excellente qualité, j'ai eu tout le loisir de mouiller du papier. Le but n'était pas de faire de l'aquarelle à proprement parler, mais d'avoir les outils pour coloriser rapidement mes croquis. Le travail de l'aquarelle est une sorte de péché mignon, car je trouve l'aquarelle relaxante. Cette boite, lorsqu'elle n'est pas dans mon sac, est posée sur mon bureau, toujours prête, pas loin d'un petit carnet à croquis. J'aime cette idée de carnet de voyage à emporter partout, "au cas où", là où d'autres emporteraient un livre.

Les croquis rapides, réalisés sur une pelouse de jardin ou sur le coin d'un bar ont le charme de la spontanéité et me permettent de travailler en réfléchissant moins que devant mon chevalet. Cette pratique m'a permis de souffler un peu, de me détacher de la peinture sans pour autant couper l'indispensable cordon qui me lie à la création.

Je pense que c'est cette escapade dans les croquis et les réalisations moins proprettes qui m'a donné l'impulsion pour reprendre les brosses à travers la série très justement intitulée Digestation, évoquant à la fois la digestion de mes influences et de mes blocages, et la gestation, pour ce qui reste à créer.
Cette série marque un tournant dans mon travail. Je m'étais prouvé que je pouvais faire propre, à travers Digestation j'estimais que je n'avais plus besoin des artifices du "joli" pour m'exprimer. Il est a résulté un travers rapide, nerveux, spontané, loin du lisse des premières heures. Là où il y avait du lisse, j'ai mis de la matière. Les brosses de peinture en bâtiment ont remplacé les poils de martre. Là où les couleurs était éclatantes, j'ai préféré les couleurs sales et ternes. Là où je réfléchissais à une composition, j'ai préféré avoir le pinceau libre.
Et surtout, j'étais revenu à l'acrylique. C'était bien la dernière chose à laquelle je pensais!

C'est ainsi que je me suis retrouvé avec une dizaine de tableaux plutôt encombrants (parce que dans la foulée, j'étais passé au grand format) dont le thème principal étaient les bébés, la série "Dolls" qui est, je pense, la série la plus cohérente jusque là.

Hier, j'ai peins ce qui semble être la dernière Doll, du moins, la dernière telle que je les ai réalisées jusque là. J'ai ressenti une lassitude, l'impresion désagréable de tourner en rond. Pire encore, j'avais l'impression de tomber dans la facilité et le confort un peu coupable de l'auto-plagiat.

Il semblerait que je suis à la veille d'un énième virage, et dans mon esprit se trame l'avenir de ma peinture: trouver le juste milieu entre mes premières huiles et mes travaux récents.
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Lundi 2 juin 2008 1 02 /06 /Juin /2008 11:07
- Publié dans : Humeurs

Ma vie, mon oeuvre, Volume I

Après la brève présentation du blog et de son but, il est temps de s'attaquer à ce qui semble être la partie la plus difficile de l'exercice: parler de moi et de ce que pourrais appeler mon "parcours", bien que je trouve le terme un peu pompeux compte tenu de mon âge.

J'ai toujours aimé dessiner, mais je n'en ai jamais fait une passion. Longtemps tourné vers les lettres, je ne m'étais jamais senti la capacité de réaliser de beaux dessins. Je préférais écrire, mais ça n'a jamais été très encourageant, malgré le succès de mes rédactions et dissertations auprès de mes professeurs, au collège ou au lycée.
Adolescent, je préférais picoler sous les ponts avec mes "amis" plutôt que de faire quelque chose de constructif.

C'est vers 18 ou 19 ans que ma nature a repris le dessus et que j'ai eu besoin de m'exprimer dans le domaine artistique, d'une façon ou d'une autre. Je me suis tourné vers le maquillage artistique en suivant une formation d'un an à l'école Christian Chauveau, à Paris, mais le milieu de la mode auquel j'étais destiné m'ayant profondément dégoûté, mon intérêt pour l'art des fards en a pris un sacré coup. J'ai poursuivi dans mon coin, notamment via le projet Play Dead, où je m'amusais à maquiller mes proches en mort.

Aussi longemps que je me souvienne, j'ai toujours aimé les esthétiques dérangeantes, souvent qualifié de "morbide". C'est toujours un peu délicat de parler de ça. Toujours cette appréhension d'être catalogué comme "artiste torturé" ou affilié à je ne sais quelle culture pseudo-gothique prépubère; mais les faits sont là. Mes cahiers d'enfant sont remplis de démons, de monstres tentaculaires, squelettiques et arachnoïdes (faudrait que les scanne, un jour!). J'ai toujours préféré les films de zombies au Club Dorothée, Alien à E.T et La Mouche à Superman.

Je ne saurais pas expliquer mon goût pour ce genre d'univers, mais ai-je vraiment à le faire, à me justifier? Non, parce qu'on ne demande pas aux peintres bienséants de se justifier de leur goût pour les paysages bucoliques, les champs de lavande ou les chevaux courants sous un soleil couchant.
Bref! Cessons là ces considérations fort peu intéressantes; j'y reviendrais si un jour le besoin s'en fait sentir.

Faisons un saut dans le temps pour arriver à ce qui nous intéresse vraiment: la peinture.
Comme dit plus haut, mon pemier vrai contact avec le pinceau et la couleur s'est produit lors de l'école de maquillage. C'est ainsi que j'ai pu avoir mes premières notions de volume, de valeur et appréhendé les réactions des différents produits. Ainsi, l'usage des fard gras m'avait donné sans le savoir mes premières bases de peinture à l'huile, laquelle ne devait intervenir chez moi que 5 plus tard.
Le fard sec, communément appelé "fard à joues" ou "fard à paupières" par la ménagère (car il s'agit bien là d'un seul et même produit, seulement il est plu rentable de vendre à l'ignorante un fard pour chaque partie de visage...) est un médium très pigmenté (pour les version professionnelles en tout cas) et s'approche beaucoup du pastel d'art. Je sais que lorsque j'essayerais le pastel, j'aurais déjà un sentiment de familiarité.
Pour rester dans les comparaisons maquillage/médiums d'art, je pourrais également citer les fard à l'eau ou fard-crème, qu'on utilise généralement pour des maquillages "fantaisie" ou le body-painting. Son utilisation et son séchage rapide peuvent évoquer une acrylique, ou plutôt une gouache.
A noter également l'existence de maquillage dit "aquarelle", conditionné sous forme de petit flacon, dont l'utilisation est à rapprocher des encres.

Lors de cette formation, j'ai également eu un bref aperçu des techniques utilisée dans le cinéma. J'ai appris à utiliser des produits comme le latex ou le Plasto-Wax, sorte de pâte à modeler permettant de simuler des reliefs (cicatrices notamment).
Bien que n'étant pas ma branche de prédilection, j'ai beaucoup aimé cette période de ma formation car elle a été une école du système D. Par exemple, utiliser des corn-flakes écrasés pour simuler croûtes et herpès, des mouchoirs en papier froissés pour les brûlures (technique recyclée récemment pour ma série Dolls) et j'en passe.

C'est ainsi que sans le savoir j'ai acquis mes premières techniques, et jamais je n'aurais pensé que cela me servirait un jour dans un autre domaine. Pourtant, en revenant de Paris, je me suis lancé dans un tout autre domaine ou ces acquis ont été une première fois recyclés. Je m'étais lancé dans le figurinisme.

Ca a été mon premier véritable contact avec la peinture - si on oublie les cours d'arts plastiques chiants à mourir du collège et de ses gouache dont l'odeur m'évoque encore à l'heure actuel de cuisants souvenirs - premier contact avec la peinture donc, de l'acrylique pour être précis.
La peinture sur figurine est une discipline particulière qui a décollé au début des années 90, notamment avec les gammes à jouer et à collectionne édité par Games Workshop, pour ne citer qu'eux. Je dis particulière car il se s'agit pas de faire de beaux aplats de couleurs; la figurine ne mesurant guère plus de 28mm, précision et dextérité sont de mise.

La peinture sur figurine m'a permis d'aborder la peinture "classique" sous un angle moins conventionnel que n'importe quelle école de beaux-arts.
J'en ai essentiellement retenu des principes de dilution de la peinture, de la transparence ou opacité des pigments, l'utilité des glacis, et surtout que l'acrylique sèche bien trop vite pour moi.

J'ai peins pendant deux ans ces bouts de métal et de plastique jusqu'à ressentir le besoin impérieux d'en arriver à une peinture plus classique.
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Dimanche 1 juin 2008 7 01 /06 /Juin /2008 10:28
- Publié dans : Humeurs
NOTE IMPORTANTE: Les articles qui suivent sont tirés de mon ancien blog. Ayant changé de plate-forme, je suis contraint d'antidater les publications de sorte à assurer une logique et une continuité au fil de ces pages.


Je m'appelle Narcisse Steiner, plus connu dans la vie réelle sous le nom d'Arnaud Piérié. Je suis né en 1982, à Calais, où je vis toujours, bien malgré moi.
Je n'en suis pas à mon premier blog. Au départ, j'étais très réfractaire au concept, puis j'ai fondé Shrapnel Impakt, mon premier blog, ouvertement cynique et décalé, dans le seul but de fusiller par les mots ces petites choses de la vie qui m'irrite. Après une année, tombé en panne d'inspiration, j'ai eu peur de tourner en rond, le blog est donc désormais laissé à l'abandon.

Alors pourquoi ouvrir un nouveau blog?

Depuis plusieurs jours, le soir, ne trouvant pas immédiatement le sommeil, je ressassais des pensée, sur mon travail de peinture actuel. J'analysais mon travail du jour, mes remises en questions, mes démotivations, mes bouffées d'inspirations, et je me suis dit qu'il faudrait que je consigne ces pensées d'une façon ou d'une autre. Bien sûr, j'aurais pu le faire sur un fichier texte, rangé dans un coin de disque dur, puisque je considère ces réflexions comme personnelles. Puis je me suis dit qu'il pourrait être intéressant de le mettre en ligne, non pas par exhibition, phénomène propre aux blogs, mais plutôt pour des raisons techniques: facilité d'accès où que je sois et surtout, une sauvegarde fiable des mes entrées.
mais je dois avouer que je ne serais pas totalement honnête en disant qu'il n'y a pas une partie égotique dans la rédaction de ce journal.

En effet, je pense être assez lucide sur mon caractère et sans pour autant parler de besoin absolu de reconnaissance, j'ai depuis toujours eu le besoin de me confronter aux regards extérieurs.
Ce besoin d'être vu, lu, regardé, se justifie par une envie de ne rien gaspiller, y compris ces réflexions, qui valent ce qu'elle valent, sur mon travail.
Le fait de les rendre publique me force à une analyse plus franche et plus poussée que ce que j'aurais pu faire en privé; cela me permet de prendre le recul que ne permet pas la confidentialité.

Depuis tout petit, je me parle à moi même, ou plutôt, mes pensées sont souvent construites comme un discours explicatif, comme si j'allais exprimer mes pensées à un autre. En fait, j'ai toujours pensé les choses comme j'aimerais qu'on me les explique.
Cela me permet de savoir ce qui cloche dans mon raisonnement, les zones d'ombre et de flou, les contradictions fréquentes, de trouver les mots justes et les tournures claires, comme une partie d'échec qu'on jouerait seul, tournant l'échiquier à chaque coup pour voir les failles de "l'autre". l'autre étant bien souvent les travers et les faiblesses qu'on ignore ou qu'on se cache. C'est un exercice intéressant et enrichissant, dès le moment où on ne cherche pas à privilégier une couleur.

Pour en revenir au blog lui-même, vous y trouverez mes avancées, mes états d'âmes, mes découvertes tant au niveau technique que strictement artistique.
Je ne promet pas un article par jour, ni même un par semaine; en fait je ne promet rien.
Je trouvais simplement intéressant de lancer cette confrontation avec moi même, d'autant plus que ma peinture a débuté il y a un peu moins d'un an. Ainsi, il pourrait être profitable de suivre le cheminement de mon oeuvre, ses hauts et ses bas, mes remises en question et mes crises d'euphorie.

J'espère que ce carnet ne sonnera pas comme une pathétique gesticulade du genre "jracontemavie.com", les propos que j'y tiendrais n'engagent que moi.
Vous avez la possibilité de laisser des commentaires; bien que je ne cours pas après, il est toujours agréable de laisser une trace de votre passage.

Voilà... c'est parti.
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